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Le Hellcat
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Historique de l'épave :
Le Hellcat F6-F, tout comme le
Wildcat, était construit par la firme américaine Grumman. Il fut
produit à 12.275 exemplaires de 1942 à 1945. Redoutable avion
de chasse, 76% des pertes japonaises lui sont attribués soit plus de
6.000 avions. Le Hellcat avait une envergure de 13,05 m et une longueur de 10,2
m. Il était propulsé par un moteur de 2.000 CV Pratt et Whitney
R-2800-10, et pouvait atteindre 605 km/h avec un plafond de 11.450 m. Son autonomie
était de 1.755 km. Cet exemplaire acheté par la France en 1950
avait servi en Indochine avant d’être rapatrié à Hyères
en août 1954.
La véritable origine de sa présence a été révélée
en 1999. Les archives de la Marine Nationale mentionnent un amerrissage forcé
suite à une panne de moteur lors d’un exercice consistant à voler
en configuration d’appontage, afin de tester les réactions de l’appareil
à vitesse réduite.
Mais lorsque Jean-Noël Duval, Patron du CIP Lavandou et inventeur de l’épave,
contacte le pilote Jack Langin en juillet 1999, celui-ci lui raconte la véritable
raison de la présence de cet avion sous la mer : Le 14 mai 1956, jeune
pilote, Jack Langin décolle pour un vol d’entraînement. Rejoint
par un autre pilote, ils s’amusent à faire du rase-mottes au-dessus de
la mer. Mais une légère erreur lui fait toucher la surface. Le
moteur cale et Jack n’a plus comme solution que de tenter un amerrissage, ce
qu’il réussit. Il quitte le cockpit et sera récupéré
dans son dinghy de secours. S’il dit la vérité, sa carrière
est finie avant même d’avoir commencé. Cet accident inavouable
le conduit à inventer cette histoire cette histoire de panne moteur devant
la commission d’enquête de la Marine, version plausible et invérifiable
qui aurait entraîné l’amerrissage forcé.
Description :
C’est l’EPAVE D’AVION par excellence. Si le Wildcat est superbe, le
Hellcat est somptueux. L’épave est située à une profondeur
de 57 m et réservée à des plongeurs expérimentés.
Elle est posé bien à plat sur un fond de sable clair. Lors
de la descente dans un bleu profond un petit arrêt permet de
contempler
l’avion dans toute sa splendeur. La vision du Hellcat donne l’impression
qu’il va pouvoir redécoller car son état est absolument impeccable
après 34 années passés sous l’eau. L’amerrissage de
Jack Langin dut être parfait
Le fuselage, l’empennage,
de même que les ailes sont intactes.
Dans ces dernières on peut encore y découvrir les mitrailleuses.
Beaucoup plus rare la verrière
du cockpit est intacte. On peut admirer l’intérieur du cockpit.
Lorsque Jean-Noël Duval découvrit l’appareil, le tableau
de bord et le compas étaient encore présents. Aujourd’hui
le tableau de bord a été arraché
et le compas dérobé. C’est navrant et le ou les plongeurs
qui ont fait cet acte n’ont pas de quoi en être fier. La bêtise
touche toutes les corporations et les plongeurs n’y font pas exception.
On pourra malgré tout voir le siège
et son harnais de sécurité, ainsi que le palonnier et
les différentes manettes : gaz, ouverture du train etc…
A l’avant le moteur est en bon état.
Seul regret l’hélice : Jean-Noël Duval l’a découverte
200 m plus loin et l’a remonté pour en faire don au Musée
de la Mer du Lavandou. Il aurait été génial qu’au
lieu de la remonter, Jean-Noël l’a ramène au nez du Hellcat.
On aurait eu ainsi un avion complet. Il n’en reste pas moins que cette
plongée reste un merveilleux moment avec un vieux coucou datant
de la seconde guerre mondiale.
Faune et flore :
La flore et la faune ne sont pas très nombreuses, mais il est
vrai que l’épave est tellement belle que franchement cela ne gâche
rien. On trouvera néanmoins 2 congres dont un très gros cachés
dans les ailes, ainsi qu’une jolie mostelle tranquillement installée
sous l’aile.